









Monsieur J-P ne veut pas que son atelier soit sale, alors je balaye !
me dit Violette ma petite fille de 4 ans,
alors que nous y entrons ensemble après les fêtes.
Bon, l’année commence bien, en plus,
pendant presque une demi heure, elle balaye avec la balayette,
récupère la poussière avec le “ramasse-bourier” (expression locale),
et du coup ne dit plus rien.
Je range et nettoie aussi, et mon atelier parait bien désert !
Je range et plie mes cartes de voeux qui sont bien sèches,
et quelques jours plus tard,
je décide de me lancer dans la virtuosité, moi qui n’aime pas ça,
mais je voulais avoir deux couleurs dans ma gravure “à quoi pensent-ils”
et la plaque est gravée, donc pas beaucoup de choix :
soit je pratique la technique de la plaque perdue,
soit je découpe à la scie à chantourner le contour des visages !
je prend le risque de la découpe alors que la plaque existe,
mais je me sens zen avec un tout petit zeste d’appréhension quand même !
c’est parti, et en cours de route,
je m’aperçois que la plaque est plus longue que le col de cygne de la scie,
plutôt que de reprendre la coupe de l’autre côté,
je préfère couper en quatre,
j’aurai moins de risque lors de l’assemblage final.
Et aujourd’hui la chance, est là :
tout se passe bien,
j’attend avec impatience d’imprimer en plusieurs couleurs !










Ce matin debout de bonne heure (si si ça arrive !) et dans l’atelier :
ma grande plaque de lino ”à quoi pensent les New Yorkais ?”
me semblait voilée hier donc problème à régler ;
heureusement ce n’était que le support en bois massif
glissé en dessous qui avait bougé .
Aux grands maux les grands remèdes,
j’ai réalisé que certains de mes lingots en alu
avaient exactement la même épaisseur
que les cales de bois que je place sous mes linos.
Donc problème réglé !
J’ai commencé les tirages : tout va bien,
alors j’ai décidé d’imprimer sur papier épais,
d’abord un 200 grammes,
et ensuite un 300 grammes à grain fin,
et le résultat me plaît vraiment bien
il est tard demain je m’occupe
de mon deuxième week end de portes ouvertes
où je l’espère les visiteurs seront plus nombreux,
l’article que me consacre Ouest France fera certainement bouger
quelques curieux, amateurs, intéressés, et même passionnés ?
Voilà, j’ai repris pied dans l’atelier
il était temps, la gravure me manquait, les projets aussi
pour commencer une image hivernale
de l’atelier la nuit
On a envie d’entrer, Non ?
Voilà ce que verraient tous les visiteurs s’ils étaient nombreux !
Ce week end, visite des potes, confrères et consoeurs
mais de nouvelles têtes, point !
Bon, c’est comme ça, alors je grave mon New York
J’ai fini la gravure, et après avoir détouré l’image
j’en profite pour abattre les angles vifs du lino et du médium
avec la grosse gouge de sculpteur avant de vernir les bords.
***
Cette fois, c’est parti, l’atelier fourmille,
bourdonne, s’agite :
je prépare vraiment les portes ouvertes
qui démarrent vendredi :
il est temps,
grand temps !
Mais je ne travaille bien que dans l’urgence, alors ça va !
Mon pari, cette fois c’était de transformer
l’atelier de travail, de création, de gravure, d’impression
en un atelier-expo, mais de façon autonome :
en utilisant du bois existant !
J’ai bien cogité
réfléchi
et voici un début :
J’ai utilisé des liteaux de toiture
et les ai disposé en éventail
pour rompre la monotonie des verticales de l’atelier :
Je trouve que le soir, l’effet est encore plus intéressant !
***
Pour finir un peu de nostalgie
avec deux images de N Y la nuit :
Une nouvelle revue locale édite son 4° numéro
et l’office du tourisme de Nort m‘a proposé
d’y faire paraître un article :
le voici !
Et voici l’affiche des Portes Ouvertes
et la même sous la presse !
Et avec tout ça, j’arrive quand même à graver
et ma nouvelle estampe
“à quoi pensent les New Yorkais ?”
avance gentiment :